Une vieille maison de pierre relevée pour durer encore deux siècles. Treize logements meublés, un atelier, un jardin et des services partagés, pensés pour celles et ceux qui viennent travailler au pays — à vingt minutes du ZooParc de Beauval.
Bâtie vers 1750, la maison ferme l'angle de la rue Saint-Honoré et de la rue Painte, en plein bourg de Selles-sur-Cher. Sa toiture d'ardoise à forte pente, ses lucarnes de pierre et son corps de logis tout en longueur trahissent une construction de qualité, pensée dès l'origine pour loger du monde.
La mémoire locale lui prête un passé de maison d'étape. Sur la route qui reliait la Sologne au Berry, on s'arrêtait ici pour la nuit : voyageurs, marchands, cavaliers et troupes de passage y trouvaient le gîte, l'écurie et de quoi se restaurer avant de reprendre la route au petit matin. Rien d'étonnant : Selles-sur-Cher, sa rivière et son pont en ont vu défiler, des gens pressés d'arriver ailleurs.
Les volets restés clos pendant des années, les enduits tombés et le plancher fatigué ne changent rien à l'essentiel : les murs sont sains, la charpente de chêne tient bon, et la maison demande à reprendre du service.
Sous l'Ancien Régime, l'étapier était l'homme chargé de l'étape : il organisait le logement, le couvert et le fourrage des troupes et des voyageurs en marche, le long des grands chemins. Une fonction de bon sens, modeste et essentielle — accueillir dignement ceux qui sont loin de chez eux, le temps qu'il faut, puis les laisser repartir.
C'est exactement ce que redevient la maison. Pas un hôtel, pas un meublé de vacances de plus : un lieu où l'on pose ses valises pour une saison ou pour une mission, où l'on est bien logé, bien chauffé, et où l'on retrouve un peu de la vie de village. Le nom s'imposait. « L'Étapier, 1750 » : le métier d'hier remis au goût d'aujourd'hui, à la même adresse.
La réhabilitation respecte le bâtiment d'origine : façades reprises à la chaux selon les prescriptions des Bâtiments de France, menuiseries de bois à petits carreaux, ardoise et tuffeau conservés. On ne maquille pas une maison de 1750 : on la soigne.
Façade sur rue · état actuel et projection après travaux. Images de projet à valeur d'illustration.
L'ensemble réunit le logis principal et ses combles, l'aile des logements et de l'espace de travail partagé, et l'atelier en fond de parcelle. Chaque entrée a son adresse, mais tout tient ensemble autour du jardin.
Chaque logement porte le nom de sa matière dominante — chanvre, chaux, argile, pierre, chêne, hêtre, lin. Tout est meublé et équipé : on arrive avec sa valise, on est chez soi le soir même. Bail meublé adapté à la durée du séjour.
Le loyer paie le logement, point. Les services partagés sont proposés à part, à l'usage ou par petit abonnement, selon ce dont chacun a besoin. Pas de gros forfait obligatoire : on prend ce qui sert.
Les services sont assurés par la société d'exploitation de la maison, distincte du propriétaire. Ils restent toujours facultatifs : aucun n'est exigé pour entrer dans les lieux ni conserver son logement.
À vingt minutes, le ZooParc de Beauval recrute chaque année des centaines de saisonniers sans pouvoir tous les loger. L'hiver, ce sont les entreprises venues travailler sur ses chantiers qui cherchent où poser leurs équipes. L'Étapier répond aux deux.
Restaurer une vieille maison de bourg plutôt que d'en construire une neuve, c'est le choix de bon sens : on garde ce qui tient, on répare ce qui s'use, on transmet ce qui dure. Une maison qui a traversé trois siècles peut bien en traverser trois autres.
Pour connaître les disponibilités, les loyers et les dates d'ouverture, ou pour loger une équipe sur une période donnée, écrivez-nous. Premiers logements disponibles au printemps 2027.